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Samedi 20 décembre 2008

Toi + moi
Grégoire


Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l'insouciance.

A deux à mille, je sais qu'on est capable,
Tout est possible, tout est réalisable,
On peut s'enfuir bien plus haut que nos rêves,
On peut partir bien plus loin que la grève.

Oh toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, plus tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez c'est notre jour de chance.

Avec l'envie, la force et le courage,
Le froid, la peur ne sont que des mirages,
Laissez tomber les malheurs pour une fois,
Allez venez, reprenez avec moi.

Oh, toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l'insouciance.

Je sais, c'est vrai, ma chanson est naïve,
Même un peu bête, mais bien inoffensive,
Et même, si elle ne change pas le monde,
Elle vous invite à entrer dans la ronde.

Oh toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez c'est notre jour de chance.

L'espoir, l'ardeur, prend tout ce qu'il te faut,
Mes bras, mon cœur, mes épaules et mon dos,
Je veux te voir des étoiles dans les yeux,
Je veux nous voir insoumis et heureux.

Oh, toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l'insouciance.

Oh toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez c'est notre jour de chance.

Oh toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez et entrez dans la danse.
Par Ludinho
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Samedi 20 décembre 2008

N'ayant plus suffisamment de temps à consacrer à mon blog, je suis au regret de vous annoncer que je ne mettrai plus en ligne de documents (donc fini les petites histoires et les chansons du jour, notamment). Je suis désolé. On verra peut-être dans quelques semaines ou quelques mois.

Bye bye...
Par Ludinho
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Samedi 20 décembre 2008
Je voudrais faire un petit coucou à mes collègues de travail que j'ai quitté voilà quelques jours, en raison d'une vie orientation dans ma carrière professionnelle. 

De gros bisous aux plus anciens (Jess, Emilie, Séverine, Karen, Cléa, Kathy, Aymeric, Christophe, Jaafer, Jo) et aux peits nouveaux (Antoine, Rabah, Johan, Pauline, Kolaneth...), à ceux que j'oublie et aussi à Martine. Promis, je viendrai vous voir quand je le pourrai.

J'en profite également pour faire un petit bonjour aux Sausséens et surtout à ceux et celles que j'ai croisé lors de ma récente petite visite au lycée (j'étais très content de revoir Jocelyne et Myriam, notamment), mais aussi à ceux et celles que je n'ai pas vu et dont j'aurais bien aimé revoir. 

Et puis, je n'oublie pas ma petite puce (affectueuses pensées... ; tu sais ce que je pense de toi, d'ailleurs !). GROS GROS BISOUS !!!

YOU'LL NEVER WALK ALONE ! 
Par Ludinho
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Samedi 25 octobre 2008


Brian Howard Clough est mort le 20 septembre 2004 à Derby d’un cancer a qui il n’a pu tenir tête contrairement au reste de sa vie.





















Revenons sur cette immense personnalité du football anglais …


Brian Clough, avant d’être entraîneur, était joueur de football. Sa carrière commença en 1952 à l’âge de 16 ans. Il était attaquant dans le club de Middlesbrough, situé dans le nord de l’Angleterre.
Le club joue en 2nde division et il se fait remarquer par son efficacité devant le but. Malheureusement il fait aussi parler de lui pour son caractère bien trempé : il a un égo énorme et n’hésite pas à remettre en question ses coéquipiers en public. Lors de sa première saison, alors qu’il n’a pas encore ses 17 ans, il demande à être transféré vers un club plus ambitieux, car il trouve que l’effectif n’est pas à son niveau. Les dirigeants de Middlesbrough préfèrent ne pas le prendre au sérieux et calme le jeu vis-à-vis du reste de l’équipe afin de le voir continuer à jouer pour eux.
















Les saisons passent et il marque but sut but pour son club, 204 exactement en 222 matchs durant 9 saisons. Il obtient le brassard de capitaine après l’avoir recommandé à son entraîneur, contre l’avis général de toute l’équipe qui ne le supporte plus et qui n’hésitera pas à se mettre en grève pour annuler cette décision. En 1961, il quitte le club en prétextant qu’il ne peut plus rien faire pour lui, si celui-ci ne se donne pas les moyens de ses ambitions personnelles.

Il signe donc à Sunderland, qui joue aussi en 2nde division, mais avec un président qui lui déroule le tapis rouge. Cette expérience se révélera très difficile. Lors d’un match de championnat l’année suivante, il est gravement blessé au genou. Le diagnostic des médecins est sans appel, il n’est plus en mesure de jouer au football. Brian Clough ne l’entend pourtant pas de cette oreille : il décide qu’il reprendra coute que coute. Pendant près de deux ans, il se bat contre son corps afin de revenir sur un terrain … et en 1964, il y parvient, malheureusement pour lui, Sunderland a entre temps été promu en 1ère division, le niveau de jeu est largement plus difficile. Brian doit admettre au bout de 3 matchs qu’il n’est plus en mesure de jouer pour son club et prend sa retraite de joueur à 28 ans.
Il aura tout de même marqué plus de 250 buts en environ 270 matchs avec ses deux clubs. Il sera sélectionné 2 fois avec l’équipe d’Angleterre. Ce qui reste tout de même une carrière honorable en tant que joueur.





















Cette fin de carrière précoce lui donnera l’occasion de devenir le plus jeune entraîneur du football anglais à l’époque, puisqu’il reprendra dans la foulée, à l’âge de 29 ans le club d’Hartlepool évoluant alors en 4ème division du championnat anglais.





















Brian Clough fait ses armes sur le banc d’Hartlepool United durant deux saison avant de rejoindre Derby County en 1967. C’est avec ce club qu’il va réellement créer sa légende.
Derby County évolue lors de sa prise de fonction en seconde division. L’effectif n’est pas brillant, mais Brian Clough va y imposer ses règles et se forger une réputation de coach intransigeant. Grâce à son charisme et à ses méthodes peu conventionnelles, il va tirer le meilleur de son effectif.
Rejoint par Peter Taylor, qui l’avait cottoyé lorsqu’ils évoluaient ensemble à Middlesbrough et connaissait le personnage, Derby devient champion de D2 en deux saisons, puis Clough offrit à Derby County son premier titre de champion d’Angleterre en 1971 et se hissa dans la foulée jusqu'en demi-finale de la coupe des Champions.
Brian était devenu un entraîneur reconnu en Angleterre. Il avait su tirer le meilleur de ses joueurs, quelqu’un capable de faire beaucoup avec peu de moyens. Mais sa personnalité atypique étant son point faible puisqu’il quitte l’année suivante Derby County sur un coup de gueule, en froid avec son président Sam Longson qui le trouvait trop envahissant. Mais ce n’était pas l’avis de ses joueurs qui lui vouaient un profond respect pour ce qu’ils leur avaient permis d’atteindre. Les joueurs ont cherché en vain à convaincre le président de le rappeler mais sans succès.
Toujours accompagné de Peter Taylor, son fidèle adjoint, Brian Clough va faire des choix discutables en acceptant de reprendre des clubs en difficulté et sans aucun projet concret. Il va donc passer par Brighton and Hove Albion et enfin Leeds United avec lequel il ne restera que 44 jours avant d’être viré, mais emmenant tout de même l’équipe jusqu’en finale de la cup en fin d’année 1974.





















C’est alors qu’une décision va radicalement changer le paysage du football anglais. Nous sommes en Janvier 1975, Brian Clough est sans club depuis peu de temps. Les dirigeants d’un club cherchent des solutions pour aider leur club à sortir de l’ombre. Il s’agit de Nottingham Forest.
A cette époque, Nottingham est un club modeste qui végète en deuxième division. Le comité de direction du club souhaite redorer un blason peu habitué au succès, la décision est prise de nommer Nigel Clough assisté de Peter Taylor aux commandes de l’équipe.
Le message est simple : faire aussi bien qu’avec Derby County, le grand rival de Nottingham Forest. Le club a sûrement des moyens plus limités que Derby, mais Clough a les mains entièrement libres et ça le motive encore plus.

Nous sommes en plein milieu des années 70, et le football de l’époque est orienté autour de 4 concepts de jeu :
Le football total des hollandais, sous l’impulsion de Rinus Michels, l’Ajax d’Amsterdam a imposé une tactique globale où l’équipe joue d’un bloc, défendant et attaquant tous ensemble.
Le football festif, essentiellement pratiqué par des équipes sud-américaines comme le Brésil, basé sur un jeu ludique où l’objectif est de se faire plaisir en offrant du spectacle au public sans forcement chercher à gérer un résultat.
Le réalisme allemand, basé sur une bonne technique mais surtout un pressing constant via une grande débauche d’énergie afin de toujours pousser l’adversaire à la faute.
Et enfin le fameux "kick and rush" que l’on pourrait traduire par "Dégage loin devant et fonce" si typique du football anglais. C’est sur cette conception que Brian Clough va baser sa tactique, pas par choix mais par obligation, jusqu’à présent les effectifs qu’il a eu sous ses ordres n’étaient pas suffisamment doués pour faire autre chose.

Les consignes générales étaient simples, lorsque le ballon approche trop près de nos buts, dégagez comme vous le pouvez.
"Messieurs les défenseurs si vous en avez les moyens, essayez de relancer proprement dans l’axe directement sur nos attaquants. Pour vous les milieux, votre rôle est d’empêcher l’adversaire de construire son jeu, si vous êtes bien placés, tirez au but. Les attaquants, vous savez ce que vous avez à faire : marquer, peu importe comment l’essentiel est de marquer un but de plus que les autres. Quant à toi, en parlant du gardien Peter Shilton, tu arrêtes toutes les attaques que les autres n’ont pas pu éviter." Voilà le message qu'il donnait à ses joueurs.

Brian Clough devient donc l’entraîneur de Nottingham. Il dresse un bilan sévère de son effectif sans cacher aux joueurs ce qu’il pense d’eux. Alors qu’on aurait pu craindre une réaction négative de leur part, c’est tout le contraire qui se produit : les joueurs sont remontés à bloc, bien décidés à montrer à leur entraîneur qu’il s’est trompé. Tant mieux c’est exactement ce qu’il cherchait à provoquer…

Cette gestion des joueurs va s’avérer payante, car effectivement l’effectif est très juste en qualité et en quantité, mais 18 mois après sa prise de fonction, Nottingham accède à la 1ère division en remportant le championnat de seconde division.

Mieux l’équipe fait bonne figure lors de sa première saison au plus haut niveau. Cependant les journalistes qui cherchent à comprendre ses méthodes, finissent par admettre que c’est plus un dictateur qu’un coach sur le terrain, mais aussi étrange que cela puisse paraître, ses joueurs sont sous le charme et accepte cette relation avec respect et plaisir.
De son côté, Brian Clough n’acceptant pas d’être jugé sur son comportement ou ses méthodes, se permet d’être arrogant et désagréable au point de diviser le pays en deux à son sujet. Entre les fans et les anti-Clough qui craignent que son image ne devienne l’image de tous les anglais vis à vis du reste du monde, les quolibets fusent.
Mais l’objectif est tout autre, il cherche à canaliser toutes les pressions de l’équipe sur sa personne afin de pouvoir contrôler au mieux ses joueurs, avec de la réussite puisque Nottingham est sacré champion d’Angleterre au bout de trois saisons, gagnant au passage la coupe de la ligue la même année.
Ce succès fulgurant le pousse à élever ses ambitions pour le club, on en vient à parler d’Europe.
L’année suivante, peu d’observateurs pensent que Nottingham aura les moyens de bien représenter le pays sur la scène européenne et compte plus sur Liverpool. Mais c’est sans compter sur le formidable pouvoir de motivation de son coach, ainsi que sur le nez du manager.
En effet, c’est en 1979 que choisit Clough pour recruter à prix d’or Trévor Francis, la somme de 1,5 millions est annoncée. C’est la première fois que cette barre est atteinte. Mais Clough s’en moque : il a recruté celui qui symbolisera plus tard la fabuleuse génération de Nottingham.





















Les spécialistes du football anglais sont obligés de reconnaître une autre qualité à Brian Clough en plus de celle de recruteur émérite : c’est celle de tirer le meilleur de ses hommes en se basant sur des critères que peu à l’époque jugeaient utiles, le courage et la détermination, que seul Clough arrivait à transformer en or sur un terrain. Fort des ces qualités, Nottingham allait réaliser un record historique pour l’époque, celui de rester invaincu pendant 42 matchs consécutifs, que seul le club d’Arsenal a depuis réussi à battre.
Mais l'Europe allait également se mettre à connaitre Nottingham Forest. Après avoir éliminé Liverpool, double tenant du titre, au premier tour, le club de Clough et Taylor enchaîne sur une victoire en Coupe des clubs champions, l’ancêtre de la Champions League, face aux Suédois de Malmö. Même si Liverpool avait perdu son trophée, il revenait tout de même au pays… Puis renouvela son exploit l’année suivante, en 1980 face au FC Hambourg de Keegan et Magath. 
Au sein de cette équipe allait se révéler des joueurs comme Trévor Francis, Archie Gemill, John Robertson, Peter Shilton, Tony Woodcock, Garry Birtles, Martin O'Neill et Viv Anderson le premier joueur noir à porter le maillot national anglais.
L’Angleterre et l’Europe étaient aux pieds de la bande de Clough, qui finiront par le croire en chantant une chanson :
Forrest tient le monde entre ses mains !
L’exploit de Clough est incroyable. Malgré un effectif inférieur sur le papier à la plupart des clubs européens, la maîtrise tactique et la motivation de son équipe faisait la différence.

Nigel Clough va au final diriger son équipe de Nottingham Forest durant 18 années. L’effet de surpise ayant disparu par la suite, il a eu plus de mal à maintenir son équipe au plus haut niveau. Seul depuis 1983, Peter Taylor ayant finalement céder devant le caractère bien trempé du manager, il continua à procéder avec la même gestion son club, en touchant certaines limites, mais en découvrant de nouveau des joueurs totalement inconnus, réalisant au passage des plus values importante pour le club. Roy Keane en est le meilleur exemple. Considéré comme un fou furieux, seulement capable de faire du mal à ses adversaires en Irlande, il sera acheté 3,5 millions de livres par Manchester United alors que Clough l’avait attiré à Nottingham pour quelques 20 000 livres trois ans auparavant.





















Mais la maladie ayant pris le dessus sur Clough, surement lié à ses abus alcoolisés, il n’avait plus la force de donner à son club, l’énergie nécessaire pour continuer de se battre. Il quitta donc en larmes son club sur une dernière défaite synonyme de relégation après une saison catastrophique, juste quelques semaines avant l’inauguration de la lucrative Premier League.
C
e fut le commencement d’une descente aux enfers pour le club des Midlands. Brian Clough quitta un club à qui il avait donné un titre de champion d’Angleterre, deux coupes des champions, une supercoupe d’Europe et 4 coupes de la ligue anglaise et surtout un club connu mondialement.

Toute sa vie, Clough n’a jamais laissé les gens indifférents et pendant ses moments difficiles à Middlesbrough il a pu compter sur son amitié avec le gardien Peter Taylor, également partenaire dans ses triomphes en tant que manager.

L’homme était aussi connu pour ses citations que pour ses exploits en tant que manager :

Il dira à propos du jeu à longue balle, une des phrases des plus poétiques du football : "Si Dieu avait décidé de nous faire jouer dans les nuages, il n'aurait pas mis de pelouse sur le sol ..."

"Je ne dirais pas que j’ai été le meilleur entraîneur, mais j’étais dans les meilleurs, c’est certain."

"Marcher sur l’eau ? Je suis sur que la majorité des gens pensent qu’au lieu de la boire, j’aurais du en mettre plus dans mon verre, et ils ont absolument raison" à propos de ses problème d’alcool.

"On en parle pendant 20 minutes et on décide que j’ai raison" à propos d’un joueur en désaccord avec lui.

Enfin "Ne m’envoyez pas de fleurs quand je serais mort. Si vous m’aimez, envoyez-les tant que je suis encore en vie ! »

Après sa retraite, Clough fut confronté à de sérieux problèmes d'alcool, il écrivit deux autobiographies à succès : mélange typique d'anecdotes nostalgiques et de franches opinions.

Il rendra hommage à la "belle et brillante" équipe d’Arsenal dirigé par Arsène Wenger pour avoir battu son record d'invincibilité.

Son seul regret restera de ne pas avoir pu diriger la sélection nationale. A ce sujet Trévor Francis qui était son relais sur le terrain déclara : « La personnalité de Brian, l’ayant sans doute desservi, la FA n’aurait jamais pu supporter son comportement mais c’est ce qui faisait son génie. »





















Après avoir subi une première greffe du foie quelques années auparavant, le manager à la poigne de fer (un jour il frappa Roy Keane futur capitaine d'United), allait résister le plus possible à la maladie, mais finit donc par s'éteindre d'un cancer de l'estomac. Il avait 69 ans.
C
e fut un triste jour pour le football anglais. De nombreux fans se déplacèrent pour lui rendre un vibrant hommage lors de son cortège funèbre. Pour les anglais, il est un entraîneur qu’on estime encore et qu’on prend toujours en exemple à ce jour.
Il reste pour beaucoup un génie, un faiseur de miracle ... une légende !





















Source : http://www.forum-ude.com/index.php?topic=10230.0

Par Ludinho
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Samedi 25 octobre 2008

David Peace – 44 jours, the damned united (Rivages thriller, Payot-Rivages, 2008, 365 pages ISBN 9782743618353)

 

Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l’équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d’une carrière qui s’annonçait exceptionnelle.
Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l’équipe de Derby à la victoire en championnat d’Angleterre.
Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l’un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare : Leeds ne doit ses victoires qu’à la tricherie et aux manoeuvres de son prédécesseur. Désormais, l’honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c’est sans compter avec l’hostilité de l’équipe et des dirigeants : ce qui s’annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar...
Qu’on aime le foot ou pas, on lit d’une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l’ascension et la chute d’un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l’épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l’une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque.
44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
« Probablement le meilleur roman jamais écrit sur le sport. » The Times

Source :  
http://www.bibliosurf.com/44-jours


« 44 jours » appartient à ce genre littéraire particulier de la fiction fondée sur des faits réels. « 44 jours » ou encore Brian Clough dernières séances si le titre n’avait pas déjà été pris à propos des ultimes séances de thérapie de Marilyn Monroe.

Avant que d’évoquer la production footballistique de David Peace, représentant du néo polar anglais, une précaution oblige néanmoins à avertir le lecteur que le football britannique qu’évoque ici le livre est celui des années soixante-dix et n’a pas le glamour marchandisé du football actuel. Mieux vaut donc ne pas être rebuté par un retour de trente ans en arrière, savoureux en l’espèce.
L’auteur, David Peace, choisit de nous décrire les monologues intérieurs fantasmés de Brian Howard Clough (aujourd’hui décédé), grand joueur anglais, qui fut contraint d’arrêter sa carrière de footballeur un lendemain de Noël 1962 à la suite d’une grave blessure au genou (déchirure des ligaments). Buteur exceptionnel de deuxième division (251 buts en 274 matchs, principalement pour Middlesbrough et l’équipe de Sunderland pour laquelle il était le capitaine) il deviendra un manager redoutable. C’est une partie de son histoire qui nous est contée, celle qui concerne sa vie de manager de Hartlepool United, Derby County, Leeds United.
Un homme qui avait le football chevillé au corps comme dirait le cliché. Un homme dont le récit conduira à décrire en quarante-quatre chapitres sa triste vie de manager de Leeds entre le 31 juillet et le 12 septembre 1974. Quarante-quatre jours (Quarante-quatre chapitres) de souffrance, et dans le même temps de la narration le souvenir de son ascension à la tête de Derby County. Achats de joueurs, alcool, cigarettes, disputes et réconciliations avec son fidèle adjoint, son ombre. Mais aussi directions flottantes et indécises des clubs, hooliganisme, rapports tendus avec les blocs et les stylos (la presse), utilisation à ses propres fins de la télévision. Tout y passe au gré d’une reconstitution minutieuse et répétitive. Car, fidèle à son style, David Peace nous laisse avec une impression de poisse pour ce qui touche au football anglais de l’époque, et le portrait qu’il dresse d’un meneur d’hommes irrespectueux auquel on finit par s’attacher.
Bien que forcément partisane, transpirant la corruption du football, la fiction a le mérite de s’attacher à cette fonction si britannique du manager à laquelle on peine à s’identifier dans nos contrées, qui paraît être tout (la croyance) et rien à la fois (une certaine réalité). « 44 jours » est aussi une plongée dans le football des Middlands (Middelsbrough, Sunderland, Newcastle), des endroits où les malédictions, la tradition et l’histoire ont un sens (p. 52). « 44 jours » est enfin, surtout, l’histoire d’une franche détestation pour Leeds exprimée au travers de la voix de son manager filant comme une étoile. Leeds : la tricheuse de l’époque (présentée comme telle) du championnat d’Angleterre.
Pour apprécier le livre il conviendra de faire sien le principe de psychologisation du récit sans lequel rien ne pourrait fonctionner. C’est la force et le défaut de l’ouvrage. Comme aborder un texte à travers son auteur au lieu du texte proprement dit. Une question de goût en somme comme l’était la conception du jeu selon Brian Clough, soit de l’engagement et de la loyauté.

Source : http://www.sofoot.com/blogs/jfborne/brian-clough-a-la-place-de-la-vie-la-revanche-sofoot-107663.html
























Commentaire personnel :
Cet ouvrage nous offre une plongée dans l'univers du football anglais des années soixante-dix, à travers Brian Clough, l'un des plus charismatiques entraîneurs britanniques, qui mena par la suite le club de Nottingham Forest sur le toit de l'Europe du football deux années consécutivement (1979 et 1980).
Certes, je ne partage pas les mêmes conceptions du football que Monsieur Brian Clough, mais j'avais au moins un point commun avec lui, celui d'aimer mes joueurs.
Quand on commence ce livre, on n'a qu'une seule envie : celui de le finir !
Par Ludinho
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Samedi 18 octobre 2008

J'ai oublié de l'oublier

(Eddy Mitchell)

 


J'ai oublié de l'oublier
Elle qui était mon passé
Cet amour mort à tout jamais
J'ai oublié de l'oublier
Car ce rêve inachevé
Était beau et bête à pleurer
Toi mon cœur reste à ta place
Il ne faut pas que je sache
Rester encore amoureux
Me rendrait si malheureux
Ne plus rêver
Ne plus penser
A tous les deux
J'ai oublié de l'oublier
Moi qui ne voulais plus l'aimer
Cet amour que l'orgueil a tué
J'ai oublié de l'oublier
Mais j'ai voulu me prouver
Qu'il m'était impossible d'aimer
Toi mon cœur reste à ta place
Il ne faut pas que je sache
Rester encore amoureux
Me rendrait si malheureux
Ne plus rêver
Ne plus penser
A tous les deux.



En souvenir d'une personne que j'ai rencontré il y a quelques années et que, malgré le temps, je n'ai pas oublié. Je ne saurai probablement jamais ce qu'elle est devenue.

Par Ludinho
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Samedi 18 octobre 2008

Calcio mon amour

Alessandra Bianchi

(Florent Massot Editions) – Mars 2008 – ISBN : 2916546154

 

Mot de l'éditeur

Andrea la petite Romaine a décidé de devenir journaliste sportif. À sept ans, ça s'appelle avoir la vocation. Au pays du Pape, elle s'est trouvée un Dieu, le vrai Dieu de Rome: le foot.
Quelle hérésie!!! Pour Roberta, la mère d'Andrea, ce genre d'idée fixe ne peut qu'aboutir à beaucoup beaucoup de désillusions. Mais rien ni personne ne se mettra en travers du chemin de la petite fille têtue et pugnace. Surtout pas les hommes.
À travers son parcours initiatique dans les arcanes du journalisme sportif Andrea aura affaire à tous les types d'hommes. Des beaux, des très beaux, des bêtes, des très bêtes, des gentils, des méchants, des sincères, des faux culs et même certains pour qui le football est un truc de demeurés. La quasi-totalité trouvera dans le football un rival inattendu. Pour quelques-uns, c'est un peu comme si la belle Andrea sortait avec leur meilleur copain.
Andrea sait depuis toute petite que les hommes peuvent être mauvais joueurs, des truqueurs qui s'écroulent pour un rien dans la surface de réparation. Même les artistes, ceux qui pratiquent le football champagne, celui qui séduit Andrea au-delà de toute raison. Si elle connaît les règles du jeu dans le stade, elle va s'initier à celles de l'amour et du hasard, bien que, comme sur un terrain, rien ne soit jamais vraiment dû au hasard.
Calcio Mon Amour est une comédie romantique sur les hommes, une comédie pleine d'émotions, de rires et de larmes écrite avec un regard neuf et vif par une femme qui aime ce qu'aiment les hommes, ce qui lui permet de mieux les comprendre, les affronter et les aimer.
C’est aussi le parcours initiatique d'une jeune femme d'aujourd'hui en quête de son identité.

 

L’auteur
Journaliste italienne spécialisée dans le football, Alessandra Bianchi travaille en France pour Canal Plus dans l'émission phare sur le football étranger et a travaillé précédemment pour la radio à RMC et pour la presse italienne, par exemple au Corriere dello Sport.

 

Source : http://www.fnac.com
 




















Article d’Alexandre Spack

Atout charme de l'émission « L'équipe du dimanche », Alessandra Bianchi prouve sur Canal + que le journalisme sportif peut aussi se pratiquer en talons aiguilles et robes sexy. Après avoir commenté de sa voix rocailleuse de nombreux buts transalpins, la chroniqueuse concrétise désormais le sien : l'écriture. Elle livre, avec « Calcio mon amour », « un roman pour l'été qui parle du football de façon drôle, une comédie à l'italienne ». Le lecteur y suit le parcours initiatique d'Andrea, jeune Romaine qui dribble les difficultés pour s'imposer dans la presse sportive, tout en découvrant qu'en amour également les mauvais joueurs et les simulateurs sont légion. Autobiographique ? « Ce n'est pas l'histoire de ma vie, mais j'ai donné à l'héroïne ma passion pour le foot et mon caractère pugnace », explique l'auteur. Les portraits des machos des stades sentent eux aussi le vécu, tout comme celui du compagnon, jaloux de l'omniprésence du ballon rond. « Pour vivre avec moi, il faut s'équiper d'un calendrier de la saison, car je ne manque aucun match important. » Ce premier roman d'Alessandra Bianchi devrait ainsi séduire les non-initié(e)s, curieux de comprendre comment le Calcio-traduction : le championnat italien-peut devenir un amant aussi envahissant.

 

Publié le 07/08/2008 N°1873 Le Point

 

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-litterature/un-amour-de-calcio/1038/0/265681

 

 

Par Ludinho
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Lundi 15 septembre 2008


Voici une histoire bien réelle pour montrer que je ne vis pas que dans le virtuel aux dires de certaines personnes. Cela restera comme mon premier grand souvenir de foot et qui restera à jamais dans ma mémoire.


           Je me
souviendrais toute ma vie de ce fameux match de Juillet 1982 opposant la France à l’Allemagne de l’Ouest, en demi-finale de la Coupe du Monde Espagnol. Du haut de mes six ans, ce fut la première rencontre que je regardai dans son intégralité. Je ne m’en remettrai jamais. Ce fut probablement l’un des plus grands matchs de l’histoire du football avec un scénario que nul n’aurait pu imaginer, pas même Alfred Hitchcock. Ce jour-là, je compris ce qu’était le football, du moins en partie, notamment sa puissance émotionnelle. L’endroit d’où je suivais cet événement était particulier puisqu’il s’agissait d’un bar à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, lieu de nos vacances estivales. J’étais avec mon père et mon frère. La salle était pleine à craquer de vacanciers qui, comme nous, ne voulaient pas manquer ce match alors qu’ils n’avaient pas de poste de télévision. A l’époque, je ne comprenais pas grand chose au football. En fait, je suivais mon frère.

Il faisait chaud en ce 8 Juillet 1982, presque aussi chaud qu’à Séville, et les diabolos-menthes avalés avec mon frère et papa suffisaient à peine à nous rafraîchir. Ce qu’on allait appeler plus tard la folle nuit sévillane pouvait commencer. Sur le terrain, une opposition de style entre d’un côté, les artistes français avec leur jeu chatoyant et de l’autre, l’ogre allemand emmené par Kaltz, Förster, Littbarski, et Schumacher. Ajoutez-y un soupçon bien réel d’animosité entre les deux formations, entretenu également par la presse des deux pays, et vous obtiendrez tous les bons ingrédients pour un match de folie. Le football français avait l’opportunité d’écrire la plus belle page de son histoire, grâce à une génération de joueurs talentueuse et incarnée par Platini, Giresse, Tigana et consorts. Les Allemands partaient favoris grâce à leur puissance et leur organisation très rigoureuse.

Avec son capitaine Manfred Kaltz, la Mannschaft entame le match avec prudence. Alors que les Français, forts de leur technique et faisant bloc autour de leur leader Michel Platini, multiplient les incursions devant la cage d’Harald Schumacher, l’équipe allemande joue la carte de la combativité et de l’engagement. C’est le duel de deux écoles s’affrontant depuis quelques vingt ans : l’élégance et la vista françaises s’opposent à l’opiniâtreté et à la détermination germaniques. Après un round d’observation d’un quart d’heure, c’est Pierre Littbarski qui donne aux Tricolores un premier avertissement sans frais, lorsque son coup-franc des dix-sept mètres heurte le poteau français. Et c’est encore Littbarski qui permet à son équipe d’ouvrir la marque à la dix-huitième minute. Sa reprise de volée décochée d'environ vingt-deux mètres ne laisse aucune chance au dernier rempart français, Jean-Luc Ettori. Celui-ci avait repoussé un tir de Klaus Fischer, mais le rebond était arrivé directement sur le pied de Littbarski, qui n'avait pas hésité. Après l'ouverture du score par la Mannschaft, la France intensifie la pression et monte par vagues successives à l'assaut du but d’Harald Schumacher. Michel Platini, Dominique Rocheteau et Alain Giresse contraignent l'arrière-garde allemande, articulée autour d'Uli Stielike, à se multiplier. A la vingt-sixième minute, Rocheteau s'écroule dans la surface de réparation : Platini ne se fait pas prier pour convertir le penalty et remettre les équipes à égalité (1-1). Son ballon parfaitement placé dans le petit filet droit ne laisse pas la moindre chance à Schumacher. La mi-temps est sifflée sur ce score de parité devant les soixante-dix milles spectateurs qui garnissent les tribunes du stade de Séville. Après la reprise, les Bleus continuent à faire le jeu. Mais la phase la plus chaude de cette deuxième mi-temps est la célèbre collision entre Harald Schumacher et Patrick Battiston, entré en jeu dix minutes auparavant. Platini lance le Bordelais seul vers le but de Schumacher, qui sort de la surface à sa rencontre tel un boulet de canon. Les deux joueurs sautent et Schumacher heurte Battiston en pleine course. Le Girondin, groggy, reste au sol. Alors que les soigneurs s'affairent autour du joueur inconscient, Schumacher fait des mouvements d'échauffement à la limite de la surface de réparation, à la vue directe des supporters français. Lorsque le jeu reprend et que l'arbitre néerlandais, Charles Corver, ne donne ni coup franc ni avertissement à Schumacher, les fans français manifestent bruyamment leur colère et leur incompréhension. Ceci vaut d'ailleurs au portier allemand de voir chacun de ses touchers de ballon accompagné d'un concert de sifflets... Durant le temps de jeu restant jusqu'à la fin des quatre-vingt-dix minutes réglementaires, le jeu devient par moments très fébrile. La France déferle sans relâche sur la moitié de terrain allemande. L'équipe du sélectionneur fédéral Jupp Derwall doit souvent recourir à des tacles appuyés et à des fautes pour endiguer les assauts tricolores. A la quatre-vingt-troisième minute, Manuel Amoros a le 2-1 au bout du pied pour la France, mais le missile qu'il décoche ne trouve que la barre transversale. Le dernier mot de la deuxième mi-temps est à nouveau pour le gardien de but français, qui dégage devant Breitner avant de s'interposer face à Förster. Au bout de quatre-vingt-dix minutes intenses, le score de 1-1 s'affiche toujours sur le tableau d'affichage et le match entre dans les prolongations. Après deux minutes à peine en première mi-temps, Marius Trésor permet aux Bleus de prendre l'avantage d'une remarquable volée des onze mètres. Il reprend directement un coup franc venant de la droite des dix-huit mètres, laissant Toni Schumacher pantois. Jupp Derwall se doit de réagir : il remplace Hans-Peter Briegel, qui s'est dépensé sans compter, par Karl-Heinz Rummenigge, un joueur offensif de plus. Après être passée devant, la France ne relâche pas son étreinte et veut arracher la décision. Sept minutes après le but de Trésor, Alain Giresse marque le 3-1 des seize mètres. L'Allemagne semble K.O. Sur la contre-attaque suivante, Klaus Fischer permet aux siens de réduire le score, mais l'arbitre signale un hors-jeu. La partie devient homérique, mais elle change d'âme lorsque le nouveau-venu Rummenigge permet à la RFA de revenir au score (2-3), quelques instants avant la fin de la première mi-temps des prolongations. Après un nouveau changement de côté, Klaus Fischer, d'une magnifique bicyclette, permet à l'Allemagne d'égaliser à la cent-huitième minute, ce que plus personne ne croyait possible. Menée par deux buts d'écart, la Mannschaft est malgré tout parvenue à renverser la vapeur : c'est donc la loterie des tirs au but qui décidera du sort de la rencontre. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde qu’un match se décide aux penalties. "Gigi" est le premier à se présenter. Son tir imparable dans le petit filet droit du but permet à la France de prendre les devants (1-0). Le capitaine allemand Manfred Kaltz réplique immédiatement (1-1). Sur ces deux premiers tirs, les gardiens n'ont rien pu faire. "Manu" Amoros, Breitner et Rocheteau ne tremblent pas au moment décisif, puis c'est Uli Stielike qui échoue devant Ettori. Il s'écroule en larmes à terre et doit être consolé par ses équipiers. Mais les protégés de Michel Hidalgo sont eux aussi trahis par leurs nerfs : Six ne parvient pas à tromper Schumacher. Littbarski, Platini et Rummenigge convertissent chacun leur tir avant que ne se présente Bossis, le dernier tireur français. Schumacher anticipe la direction de la balle, se détend sur sa droite et repousse le tir trop faible du Nantais. Les supporters français sont consternés. L'Allemagne n'est plus qu'à un penalty de la finale... Horst Hrubesch, plus connu pour ses puissants buts de la tête, est le dernier tireur allemand à se diriger vers les onze mètres. Ne laissant aucune chance à Ettori, il marque le but décisif (5-4). Son coup de patte permet à la RFA d'accéder à la finale de la Coupe du Monde 1982. Alors que l'équipe allemande victorieuse fête son triomphe, les Tricolores s'écroulent, abattus, au sol. En pleurs, ils commencent à réaliser qu'ils ont perdu un match qui était dans la poche. Platini et ses compères quittent l'arène la tête basse. La défaite est très dure à avaler... Ce soir, le jeu élégant et technique des Bleus ne leur à pas suffi pour se hisser en finale. Avec son célèbre football mêlant combativité et engagement, l'Allemagne accédait, quant à elle, pour la quatrième fois à la finale. Le retour à la maison était difficile. Nous étions encore sous le choc de la défaite. Nous essayions bien de refaire le match, sans incidence, malheureusement, sur le score final. C’était ainsi.

Jamais il n’y avait eu autant d’émotions dans un match de football : les Français sont passés par tous les sentiments comme la joie, l’espoir, la haine, l’injustice, la tristesse… Jamais une rencontre de football n’avait connu un tel scénario. Chaque fois que je regarde à nouveau le match, je me dis que la France va gagner, que ce fut un cauchemar et que je vais me réveiller en apprenant la victoire de la bande à Platini.

A l’époque, je n’avais pas conscience de la dimension de cette rencontre. C’était pour moi un match de football et je n’en comprenais pas plus. Bien sûr, je regrettais la défaite française mais je ne semblais pas assommé pour autant. Je ne mesurais pas bien l’ampleur de cet événement, hormis le fait que c’était une demi-finale de coupe du monde. Mais cela allait bien au-delà d’un simple match de football et c’est ce que je ne comprenais pas. Plus tard, au-delà d’un match de Coupe du Monde, c’est devenu un match de légende et même un événement de l’histoire du sport mondial, de part sa dimension dramatique et de son dénouement final. Néanmoins, cette rencontre allait être une révélation et, quelques semaines plus tard, je signais ma première licence de joueur.

Par Ludinho
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Lundi 8 septembre 2008

 

A la faveur de l'automne

(Tété)

                         

Posté devant la fenêtre
Je guette
Les âmes esseulées
A la faveur de l'automne

Posté devant la fenêtre
Je regrette
De n'y avoir songé
Maintenant que tu m'abandonnes

A la faveur de l'automne
Revient cette douce mélancolie

Un, deux, trois, quatre
Un peu comme on fredonne
De vieilles mélodies

Rivé devant le téléphone
J'attends
Que tu daignes m'appeler
Que tu te décides enfin

Toi, tes allures de garçonne
Rompiez un peu la monotonie
De mes journées de mes nuits

A la faveur de l'automne
Revient cette douce mélancolie

Un, deux, trois, quatre
Un peu comme on fredonne
De vieilles mélodies

{Refrain:}
A la faveur de l'automne
Tu redonnes
A ma mélancolie
Ses couleurs de super-scopitone
A la faveur de l'automne

Comment ai-je pu seulement
Etre aussi bête ?
On m'avait prévenu
Voici la vérité nue
Manquerait
Plus que le mauvais temps
S'y mette
Une goutte de pluie et
J'aurais vraiment tout perdu

{au Refrain}

 

 

Par Ludinho
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Vendredi 5 septembre 2008

Dommage pour toi, flamand rose (mais qui es-tu au juste ?), je ne profite pas de ce blog pour parler de ma vie privée, ou même de l'étaler. Après que tu interprètes ce que j'écris comme tu l'entends, c'est ton problème, pas le mien. Je suis donc désolé pour toi (et pour d'autres...) de ne pas dévoiler ma vie privée et mes sentiments.

Par Ludinho
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